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Tag - logiciel libre

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jeudi, avril 9 2009

Leçon de démocratie

D’abord ils vous igno­­rent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous com­­bat­­tent et enfin, vous gagnez.
Mohan­­das Karam­­chand Gandhi

Anéfé !
Chris­tine Alba­nel

Hadooopi !

Séquence émo­tion, voici sans doute l’un des meilleurs moments des débats sur la loi Hadopi (Col­lec­tor !) :

Trans­crip­tion (parce que c’est trop beau, il fau­drait l’impri­mer et l’enca­drer) :

Sur les logi­ciels… sur l’affaire des logi­ciels libres, évi­dem­ment les logi­ciels libres, quand on achète, évi­dem­ment des logi­ciels, par exem­ple le pack Micro­soft (ça c’est pas du logi­ciel libre) : Word, Excel, Power­point, il y a évi­dem­ment des pare-feux, je viens de le dire, il y a des logi­ciels de sécu­ri­sa­tion. Mais sur les logi­ciels libres vous pou­vez éga­le­ment avoir des pare-feux, qui d’ailleurs, mais évi­dem­ment. Par exem­ple, nous au minis­tère, nous avons un logi­ciel libre, qui s’appelle Open Office et il y a effec­ti­ve­ment un logi­ciel de sécu­ri­sa­tion qui empê­che “anéfé” le minis­tère à la Cul­ture d’avoir accès (à quoi ??), bien sûr, et les édi­teurs de logi­ciels libres four­nis­sent des pares-feux, et four­nis­sent même des pare-feux gra­tuits. Donc cet argu­ment est sans fon­de­ment. Voilà ce que je vou­lais dire.

Donc puis­que j’ai Ope­nOf­fice.org sur mon ordi­na­teur (ins­tallé par défaut sur Ubuntu), je ne pour­rai pas être pour­suivi par la Haute Auto­rité… :|

vendredi, avril 3 2009

Avertissement

Ce site n’ayant pas reçu de label de la part de la Haute Auto­rité pour la Dif­fu­sion des Œuvres et la Pro­tec­tion des droits sur Inter­net, il sera rapi­de­ment fil­tré par votre four­nis­seur d’accès à Inter­net sans pro­cès équi­ta­ble, afin de vous garan­tir une navi­ga­tion sûre et agréa­ble sur le Web Fran­çais, en con­for­mité avec les désirs des Auto­ri­tés Mora­les com­pé­ten­tes et de la Minis­tre de la Cul­ture, Mme Chris­tine Alba­nel.

Si vous ren­con­trez, lors de vos ses­sions de surf, d’autres sites par­lant de logi­ciels libres, de musi­que libre, ou de toute autre forme de liberté, vous êtes cor­dia­le­ment invité à venir nous en faire part immé­dia­te­ment, et à ins­tal­ler un logi­ciel de fichage dis­po­ni­ble con­tre paie­ment sur les sites com­mer­ciaux label­li­sés.

Ce logi­ciel est com­pa­ti­ble Micro­soft Win­dows Vista et supé­rieur, veuillez donc vous assu­rer que votre ordi­na­teur fonc­tionne bien à l’aide d’un sys­tème d’exploi­ta­tion label­lisé et cer­ti­fié con­forme par Micro­soft.

Ceci est un com­mu­ni­qué offi­ciel du Minis­tère de la Cul­ture, de la Cen­sure et de la Pro­pa­gande.

Hadopi : Failed !

Voilà, c’est fini ! Lors d’une magis­­trale leçon de démo­­cra­­tie, les 16 (!!) dépu­­tés pré­­sents dans l’hémi­­cy­­cle ont enté­­riné le pro­­jet de loi Créa­­tion et Inter­­net… 16, oui, ce qui nous donne un taux d’absen­­téisme de… 97,5% !
Guillaume Cham­­peau, fon­­da­­teur de Numé­­rama, résume bien dans un long billet com­­bien cette loi pié­­tine les liber­­tés indi­­vi­­duel­­les et le droit à la défense :

Dans le seul et uni­que but affi­ché de pro­té­ger les inté­rêts d’une par­tie de l’indus­trie cul­tu­relle (et non des artis­tes), les dépu­tés ont créé un tri­bu­nal d’excep­tion, l’Hadopi, qui aura pour charge d’aver­tir et de sanc­tion­ner des inter­nau­tes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP appa­raisse sur des rele­vés d’infrac­tions effec­tués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l’on con­naît d’ores-et-déjà l’énorme ris­que de faux posi­tif, le seul moyen pour l’inter­naute inno­cent de plai­der sa bonne foi auprès de l’Hadopi sera d’avoir ins­tallé au préa­la­ble un logi­ciel de sécu­ri­sa­tion label­lisé par l’Etat, qui sera con­trôlé à dis­tance et en per­ma­nence par une société pri­vée. Un véri­ta­ble spy­ware imposé par l’Etat, aux con­sé­quen­ces funè­bres, qui révèle en réa­lité le but prin­ci­pal de la loi : obli­ger cha­que inter­naute à équi­per son ordi­na­teur d’un fil­tre, qui per­met­tra de cacher ces pira­tes que l’on ne sau­rait voir, et sur­tout demain, de sacri­fier la liberté d’expres­sion. Le tout en bafouant allè­gre­ment les droits de la défense, puis­que mal­gré la mise en place d’une usine qui sera char­gée d’envoyer 10.000 aver­tis­se­ments par jour et de pren­dre 1.000 déci­sions de sus­pen­sion par jour, les inter­nau­tes qui se sen­tent accu­sés à tort n’auront pas la pos­si­bi­lité de con­tes­ter les accu­sa­tions, ou alors uni­que­ment après leur con­dam­na­tion, sans sus­pen­sion de la peine. Et bien sûr, sans qu’il soit maté­riel­le­ment pos­si­ble de démon­trer son inno­cence, pour­tant réelle, sauf à pro­duire d’impro­ba­bles preu­ves qui n’en sont pas.

Et de con­­clure ainsi :

En tant qu’inter­­nau­­tes, la loi Créa­­tion et Inter­­net nous est tota­­le­­ment égale. Elle ne chan­­gera rien, ni pour les pira­­tes qui ont déjà trouvé les failles ni pour les artis­­tes qui ne met­­tront pas un cen­­time de plus à leur décla­­ra­­tion d’impôts grâce à la riposte gra­­duée. Mais en tant que citoyens, cette vio­­la­­tion des prin­­ci­­pes qui fon­­dent la Répu­­bli­­que nous révulse. Elle aurait pous­­ser, en d’autres temps, à l’insur­­rec­­tion. Et elle pous­­sera, c’est cer­­tain, à la déso­­béis­­sance civile. Si la démo­­cra­­tie éta­­ti­­que ne s’acco­­mode pas d’Inter­­net, l’Inter­­net démo­­cra­­ti­­que se fera sans l’Etat.

Les extraits de Nume­­rama sont issus d’un arti­­cle de Guillaume Cham­­peau sous licence Crea­­tive Com­­mon by-nc-nd 2.0.

L’affi­che “Hadopi, c’est seize gus dans un hémi­cy­cle.” a été réa­li­sée par Geof­frey Dorne et pro­vient de son blog J’Affi­che.

mercredi, février 25 2009

Mon site est éteint, comme le Net Français le sera bientôt. Réagissons !

Afin de pro­tes­ter con­tre la loi Créa­tion et Inter­net (sur­nom­mée loi HADOPI), liber­ti­cide et cas­tra­trice (espion­nage, fil­trage, etc.), la Qua­da­ture du net vient de lan­cer un Appel au Black-out du Net Fran­çais.

« C’est un signal fort qui illus­tre la bêtise et la dan­ge­ro­sité de cette loi. La “riposte gra­duée” fera con­dam­ner des inno­cents, sans preuve vala­ble et sans pro­cès. Elle ne fera pas gagner un cen­time de plus aux artis­tes et ne chan­gera rien aux pro­blè­mes stra­té­gi­ques et struc­tu­rels à l’ori­gine de la crise que tra­ver­sent les indus­tries qui la deman­dent. » déclare Jéré­mie Zim­mer­mann, porte-parole de La Qua­dra­ture du Net.« Pour aller au bout de cette logi­que répres­sive, le gou­ver­ne­ment a déclaré qu’il impo­se­rait de fil­trer tous les accès wi-fi publics à une “liste blan­che” de sites auto­ri­sés. Cela n’a pas de sens. Il faut réa­gir en mon­trant l’immen­sité de ce web décidé à ne pas deve­nir défi­ni­ti­ve­ment noir. »

HADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-out

Black-out de mon blog con­tre HADOPI : une loi absurde, inap­pli­ca­ble et dan­ge­reuse qui met en péril le web fran­çais, l’inno­va­tion, et les liber­tés fon­da­men­ta­les.

vendredi, juin 20 2008

Créateurs de logiciels libres = pirates ?

ExpoDRM_AprilUne journaliste de France inter a sorti, pendant leur émission la plus écoutée : "On risque 300000 euros d'amende et jusqu'à 3 ans de prison, enfin ce sont les gros pirates qui risquent, ceux qui mettent en ligne les logiciels libres" !
http://linuxfr.org/~alci/26815.html

Ils ont affiché un démenti dans un coin de leur site, mais l'ont retiré... La nouvelle loi Hadopi va-t'elle interdire les logiciels libres ? (elle a déjà été désavouée par le parlement européen, le conseil d'état, les associations de défense des droits de l'homme, mais elle va passer en procédure d'urgence comme d'habitude...)

Toujours en parlant de cette loi Hadopi, n'est-il pas aberrant que des entreprises privées puissent faire voter ce genre de loi pour protéger leurs intérêts, alors que même pour lutter contre la pédophilie et le terrorisme, par exemple, on n'a pas déployé un tel dispositif ? Le résultat d'une telle répression est que les internautes vont se tourner de plus en plus vers ce genre de solution, et les réseaux cryptés et anonymes deviendront de plus en plus performants, et le gouvernement pourra toujours s'accrocher pour détecter les usages véritablement dangereux du Net sus-mentionnés.